Samedi 28 novembre 2009
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Voilà plus de 2 semaines que nous vivons au centre spirituel Tauhara.
"Dans notre société de consommation l'argent est notre plus grand souci,
au centre Tauhara, on vous enlève tous vos soucis."
(le Révérend Skippy)
au centre Tauhara, on vous enlève tous vos soucis."
(le Révérend Skippy)
L'objectif de ce centre est d'accueillir tout au long de l'année diverses organisations à la recherche d'un endroit paisible et proposant un beau cadre pour leurs moments de rencontre. Associations humanitaires, groupes bouddhistes, sectes en tous genres, le centre leurs propose accommodation, repas équilibrés et variés, lieux de rencontre... Evidemment, pour faire tourner boutique, il faut de la main d'œuvre. Ainsi depuis de nombreuses années le centre Tauhara accueille des volontaires / wwoofers du monde entier et permet un échange de bons procédés. Contre 5 heures de travail quotidien, nous voilà bien nourri et jouissant d'un cadre très agréable avec vue sur le lac.
Les tâches sont plus que variées : nous coupons et transportons des stères de bois avec Kieran le vieux grigou fumeur, jardinons sous la direction de Stan l'anglais de Liverpool, lavons les carreaux, peignons et cuisinons avec quelques difficultés parfois lors de la coupe de "pumpkin" (Joseph, prépare les prothèses de doigts pour Augustin!). Chacun peut mettre ses talents à la disposition du centre, Simon a donc fabriqué un beau portail métallique tout brillant qui fera bientôt la fierté du centre et la renommée du voisinage.
Grâce à la présence miraculeuse d'un piano, Augustin compose de la soupe à la Richard Kleydermann tandis que Simon essaie tant bien que mal de gratouiller les cordes de sa guitare. Nous avons fait tomber la chemise en se baignant dans des sources d'eaux chaudes volcaniques (40°) et enfiler plus d'une fois nos "quechua" pour faire quelques promenades dans l'arrière-pays. A cela s'ajoutent quelques veillées nocturnes au coin du feu sur la plage du lac ou encore des soirées dvd.
Nous partageons le labeur et le couvert avec des voyageurs volontaires des 4 coins du globe : Guk et Sancho les "crazy" coréens, Carolina la belle suédoise, Shizu et Yui les timides japonaises, Julia et Alicia les grosses allemandes, Ted, Lindie et Aron les fiers américains et bien sûr quelques froggies dont Joël le sage en perdition.
Sous la houlette de Nasir le bon vivant et de sa femme Catherine (2 fois plus petite que sa guitare), le centre partage des valeurs d'échange, de respect et de paix sans aucune distinction religieuse. Du coup, il nous arrive de faire un tour au "sanctuaire" pour un moment de méditation où le silence et le calme contrastent parfaitement avec la course contre la montre du quotidien.
Nous pensons quitter le centre une fois libérés de tous nos soucis, il nous en reste encore beaucoup...
>> découvrez l'album photo "Tauhara I" en cliquant sur l'élément correspondant à droite
Par les frères S&A
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Publié dans : Wwoof
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Toutes les bonnes choses ayant une fin, il nous fallait bien quitter la Vallée de la Lune
de Miel après plus de 4 semaines passées à travailler et à échanger avec ses très sympathiques autochtones. Notre séjour a été si bien été apprécié qu'une fête d'adieu a été organisée en notre
départ. Comme d'habitude, guitares, banjos, didgeridoos et accordéons étaient de sortie, l'occasion pour nous de jouer en avant-première mondiale notre chanson intitulée "Les jours
d'antan" aux paroles niaises ("Te souviens-tu des jours d'antan, adolescents bien innocents...") mais heureusement incompréhensibles pour les anglophones. Peter nous a même
convaincu de jouer un concert "unplugged" dans la kindergarten de Kaitaia. Age moyen du public : 3 ans. C'est ainsi qu'entourés de bambins aux narines parfois dégoulinantes, nous
jouâmes notre tube ainsi que quelques standards avant de partir vers le Sud.
Nous nous sommes arrêtés quelques jours à Auckland, chez les pères rédemptoristes, le temps
pour nous de recharger nos batteries avant de partir plus au Sud pour un autre wwoof. Avec l'aide de nos amis les Connolly's, nous avons pu faire passer un check-up complet à Laurette, plus
revigorée que jamais. Les Connolly's nous ont une fois de plus gentillement invité à un excellent repas au cours duquel Augustin a pu les initier aux... crêpes.
Le lendemain, c'est sous un magnifique soleil que nous avons fait une randonnée dans le
parc naturel Tongariro. A travers une nature rocailleuse et sans vie (ayant servi pour certaines scènes du mordor dans le Seigneur des Anneaux), nous avons arpenté plusieurs volcans à
la cîme enneigée. Tel Frodon et Sam Gamegie, nous avons fait l'ascension de la Montagne du Destin, le mont Ngaruahoe.
Simon étant bon métallier (?!), il a vite été recruté pour réparer enclos, remorques et
autres engins de ferme, tandis qu'Augustin s'initie à la vie de fermier : nourrir les veaux, rassembler le troupeau, nettoyer les bouses... Les journées sont longues, mais quand on les compare
à celles de Joe, on n'ose trop rien dire.
Evidemment, dans la petite Vallée de la Lune de Miel, les nouvelles vont vite. Ainsi,
dès que Chris et Brit, des voisins de Gerry, ont entendu parler de nous, ils se sont empressés de nous débaucher pour 5 jours.
Après Kérikéri, nous avons filé vers la vallée de la lune de miel (honeymoon valley) lieu de notre premier wwoof.
C'est une petite vallée sauvage faite de "bush" luxuriant où l'on fait encore son miel (et ses besoins) dans le jardin et où le débit internet avoisine les 32ko (autant vous dire que c'est très
lent...).
Après un dernier repas chez les amis d'Auckland, nous avons pris le large, direction
Waipu Cove : une grande plage mouvementée rappelant pour les connaisseurs un certain clip de Damien Rice :
C'est dans cette ambiance que nous avons un soir fait la rencontre d'Abha. Cet allemand
expatrié depuis vingt ans a vécu une "Near Death Experience" qui peut parfois survenir pendant une période de coma après un grave accident. Il y aurait vu le paradis, Jésus, Bouddha et tous les
autres, et serait depuis détenteur d'un pouvoir de divination. Abha nous examina attentivement et nous révéla à notre grande stupeur qu'il y a deux vies nous étions deux soeurs suisses. Simon
s'appelait Monique et Augustin Francine.
Ensuite, nous avons mis les voiles pour Russell dans la Bay of Islands. C'est l'un des
lieux les plus forts de l'histoire de la Nouvelle-Zélande où les français ont nottament joué un rôle pour le moins décisif.
Nous avons encore profité de quelques jours de découverte : ballade le long de côtes
rocheuses, rencontre de wwoofers français... avant de partir pour la première ferme cet après-midi. Croisons les doigts pour que nous ne tombions pas en panne d'essence car Laurette est un sacrée
gourmande !