Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 10:56

retour-4 Après les 10000 km à travers l'outback australien, nous sommes heureux à Adelaïde de retrouver Marjorie qui nous accueille comme des membres de sa famille. Simon y fête ses 28 ans avec un cheese cake bien dégueux. Objectif du moment : vendre Pamela à tout prix!  Nous réparons deux-trois petites bricoles, changeons l'huile, repeignons la carrosserie pour embellir l'engin. Malheureusement pendant cette période de l'année, les backpackers fuient généralement le froid pour privilégier des régions plus au Nord, du coup les seules personnes intéréssées par Pamela sont des cas sociaux australiens plus bizarres les uns que les autres.

Augustin ayant son vol retour depuis Auckland en Nouvelle-Zélande, il prend la décision d'y retourner plus tôt afin de profiter encore du pays. Il est accueilli chez les Breuer, des amis d'Auckland avant de retourner dans le Nord de l'île à Honeymoon valley où 10 mois plus tôt il y effectuait avec Simon ses travaux de bûcheron. Il est hébergé chez Gerry et Loie et en profite pour revoir tous les amis du voisinage (et continuer à les aider dans leur construction de maisons en torchi) : Peter et Marlene, Chris et Brit, Nathan... Finalement, il ne fait pas si froid ici pour un hiver, on peut facilement rester dehors en T-shirt.

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Pendant ce temps en Australie, Anne-Charlotte et Simon décident de parcourir 2000 km supplémentaires jusqu'à Sydney où la vente de van risque d'être plus facile. En effet, 48 heures suffisent pour trouver (re)preneurs parmi des voyageurs plus ou moins sérieux. 4000$, Pamela est vendue au même prix qu'à l'achat (quelques visites chez le garagiste en plus). Merci Pamela pour tous ces kilomètres à rebondissement, ces nuits torrides dans ton antre, ton ronronnement tranquille... Tu vas nous manquer. Un grand poids cependant nous est enlevé, nous pouvons profiter de Sydney, nous revoyons les amis de Claire, allons au ciné, tentons de braver l'eau froide de Bondi beach...

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La fin approche, après 10 mois de cavalcade il est temps de rentrer. Augustin passe par l'Ouest et Singapour tandis que Simon et Anne-Charlotte font le tour dans l'autre sens avec un arrêt en Argentine, puis un autre à Madrid.

 Le retour est prévisible, nous revoyons avec joie famille et amis et regoûtons aux plaisirs locaux (tartes flambées, bière de primptemps...) mais ce bonheur n'arrive pas toujours à consoler le vide qui s'installe en nous. Nous nous enfonçons peu à peu dans une routine devenue étrangère après 10 mois de pure liberté. Les feux de camps perdus au milieu du désert nous manquent.

 

Il n'y a qu'une chose à faire...  

Préparer un nouveau départ ! :)

 

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      Nous tenons à remercier votre fidélité pendant ce périple...

...et vous donnons rendez-vous pour de nouvelles aventures :)

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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 12:01

centre-4 Arrivés dans la ville tropicale de Darwin, pas le temps de trainer. Caleb a juste le temps de faire des pirouettes dans le hall du tribunal de la ville avant que nous le déposions au port afin qu'il cherche un job. En guise d'adieu, nous lui faisons cadeau de la belle tente 2" décathlon qu'il avait de toute façon déjà reparfurmé saveurs "champigons des pieds et sueurs nocturnes".

Ca y est, ayant atteint le "top end", la partie la plus au nord, il s'agit maintenant de redescendre jusqu'à Adelaïde. Sur le chemin, une nouvelle autostoppeuse s'ajoute vite à l'équipage. Joana vient de Barcelone où elle a suivit une formation de trapéziste. Elle aussi a voyagé une bonne partie en Nouvelle-Zélande et est à quelques jours de son retour à la maison. C'est l'occasion révée pour Anne-Charlotte et Augustin d'exercer leur espagnol rouillé (pour Augustin seulement). Plus nous descendons, moins les nuits se font chaudes. Au contraire, elles deviennent même glaciales. Joana ayant un sac de couchage d'été +15, Augustin s'est dévoué pour partager le sien. Quel bonheur de remémorer les souvenirs d'enfance autour d'un feu sous une voie lactée étincellante.

centre-5 Nous faisons un stop aux "devils marbles", les billes du diable, grosses roches volcaniques à côté desquelles nous posons comme de vrais touristes. A Alice Springs, cet ancien poste télégraphique devenu l'unique grande ville du centre, nous faisons un petit tour dans les galeries d'art afin de contempler les oeuvres aborigènes, très minitieuses et toujours proches de la nature. Tandis que nous faisons le plein, nous découvrons que la seule essence disponible, l'opal, a été créée spécialement pour réduire les mauvaises habitudes de sniffage des aborigènes. En effet, certains d'entre eux auraient tendance à utiliser l'essence comme une drogue ; heureusement qu'ils ne sont pas en Europe, ça leur coûterait bonbon.

 

Moment fort, nous nous détournons de la route principale pour aller à Uluru, ce gros rocher au milieu de nulle part. Augustin et Joana se cachent dans le van pour éviter d'avoir à payer les 25 dollars d'entrée (les finances s'amenuisent, pour les dons tapez 1, pour de l'essence à sniffer tapez 2). Nous sommes impressionnés par la grandeur de ce gros bloc. A mesure que le soleil se couche, ses couleurs se teignent d'un rouge de plus en plus sombre. Le rocher est sacré pour bon nombre d'aborigènes et l'escalader est perçu comme une violation. Par respect, nous decidons de s'en abstenir et de mettre les voiles vers Kings Canyon. Une ballade de plusieurs kilomètres nous fait longer les précipices de ces canyons millénaires. Le manque d'hygiène se faisant sentir, nous nous jetons malgré l'eau glaciale dans un bassin naturel coincé au fond du canyon.

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Le lendemain, l'un des plus beaux levers de soleil australes s'offre à nous. Un beau cadeau de la nature avant le départ de Joana. Nous continuons notre chemin sur une route désertique, toujours plus au Sud. Intrigués par la beauté du lac salé de Hart, nous nous en approchons. Scène mystique où Augustin, tel le Messie, marche sur l'eau tandis que son disciple Simon tente de le suivre (ou vice-versa ?).

Après plus de 10 000km à travers l'Australie, nous atteignons enfin Adelaïde, reconnaissants envers Pamela. Marjorie nous accueille à bras ouverts dans sa maison confortable. Pas facile cependant après cette expérience de retourner à la société de consommation, avec ces voitures partout, ces affiches publicitaires, ce bruit et ces gens.

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 05:59

ternorth-4 Broome. Après 600 km d'anxiété, nous atteignons finalement cette petite ville de bord de mer. Juste à temps pour profiter du spectacle naturel le plus important de la cité : Staircase to the moon, l'escalier vers la lune. Cette illustion d'optique dûe aux reflets de la lune sur l'océan donne l'impression de voir surgir un escalier rouge et doré à l'horizon. Après une paisible nuit de sommeil, quelqu'un frappe à la porte du van. Les "rangers", sorte d'agents municipaux à chapeau, nous rapellent qu'en Australie, il est interdit de dormir sur la voie publique. :( Le lendemain, direction Cable Beach, une grande plage aux abords de la ville (considérée comme l'une des plus belles d'Australie). Nous sortons le body board pour "surfouiller" sur les vagues et slalomer entre les "stingers", grosses méduses aux tentacules extrêmement venimeuses.

Plus confiants dans la qualité des réparations de Werner, nous décidons de continuer notre route vers le Nord à travers le Kimberley. Mais avant cela en signe de reconnaissance, nous décidons de baptiser le van "Pamela". A la station essence de Fitzroy Crossing, Caleb, un autostoppeur canadien (encore un!) que nous avions déjà croisé à Broome, rejoint l'équipage. Nous découvrons peu à peu l'originalité du personnage : Grand, roux, maigre, toujours habillé en blanc, il sautille partout avec agilité et, quand il n'est pas en train de méditer, est toujours prêt à relever le défi le plus dingue (plus il est fou, plus il rigole). Il se nourrit essentiellement de bonbons qu'il distribut à tour de bras. C'est un perpetuel voyageur philantrope qui vit intensément dans le moment présent, si le vent souffle à gauche, il y va. Il voyage léger en faisant du stop et en dormant à la belle étoile toujours confiant de son sort. Son objectif est de visiter tous les pays du monde en profitant de la vie.

ternorth-5 Dans le Kimberley, nous passons d'une végétation rouge et désertique à une savane verte et touffue. Cette différence est dûe à l'alternance perpetuelle de la saison sêche à la saison des pluies (mousson) propre à la région du Nord. Le problème ici, c'est que les plus belles choses à découvrir ne sont qu'accessibles en 4x4, nous ne voulons pas mettre Pamela à trop rude épreuve connaissant son passé difficile (et douloureux). Après plusieurs jours de route, nous atteingons Katherine, une ville de majorité aborigène dont nous profitons des sources d'eau chaude naturelle pour se laver (enfin). Puis vite nous filons vers le plus grand parc naturel d'Australie, Kakadu.

Nous faisons là de belles marches qui nous permettent de découvrir quelques peintures rupestres aborigènes ainsi qu'un territoire vaste et impressionnant. Nous lêchons aussi les fesses des fourmis vertes qui ont un goût de goût de bonbon arlequin et de citron (les aborigènes avaient l'habitude d'en donner à leurs enfants en guise de friandise). A Kakadu, tout point d'eau, billabong ou rivière est formellement interdit à la nage, en effet les crocodiles sement la terreur et ont déjà bouffé quelques touristes imprudents. Généralement, après la saison de pluie les rangers traquent les plus dangereux specimens pour éviter toute attaque. Cette année, la saison des pluies s'étant prolongée, la plupart des sites sont encore considérés comme "à risque".

ternorth-5b Qu'à cela ne tienne, nous décidons de mettre les voiles vers le parc naturel du Litchfield connu pour être plus rafraichissant. Et pour être rafraichissant, il l'est. Avec toutes ses cascades, rivières et trous d'eaux, impossible de ne pas piquer une tête par cette chaleur. Caleb, notre kangourou perso, nous suit toujours, sautillant avec bonheur. Il devient même l'attraction locale en sautant du haut d'une énorme cascade puis en se baignant tout nu dans une rivière jonchée de signaux "Danger, crocodiles. Ne pas nager." Nous croisons des walabis (mini kangourous), des crapauds ainsi que des iguanes.

Demain, direction Darwin après 6200 kilomètres de route. Avec un peu de chance, on peut aller encore plus loin...

 

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 02:16

coast-5 Le nouveau vieux van ne semblant pas rejeter la greffe de moteur (d'occasion), nous voilà fin prêts à partir ! Au programme, un grand défit : aller de Perth à Adelaïde en passant par Darwin tout au Nord de l'Australie, ce qui fait au bas mot avec les détours 9000 km à parcourir en 4 semaines. Premier arrêt, les pinnacles. Sur des étendues de sable jaune une forêt de pierres allongées s'étend là depuis des millions d'années. Certains pensent qu'il s'agirait d'une forêt fossilisée mais personne n'est vraiment sûr... A Monkey Mia, 800km au Nord de Perth, nous "pateaugeons" avec une famille de dauphins sauvages au grand bonheur d'Anne-Charlotte.

La route est longue et monotone tandis que les paysages désertiques défilent sans fin. Nous sommes de temps en temps divertis en croisant certaines carcasses de kangourous rongées par les corbeaux (on sait à quoi s'en tenir si le moteur flanche) et en étant dépassés par les "road trains", imposants camions tirant jusqu'à 4 remorques. Soudain, coup de vent. Comme le couvercle d'un pot de yoghurt, le toit pop-top se soulève de lui-même. Augustin a tout juste le temps de le retenir avant qu'il ne s'envole. Dans les 300 km à venir, nous nous relayons pour maintenir le pop-top fermement sur l'engin, aidés par le poids de deux bidons d'eau. A la prochaine ville, Simon profite d'un magasin de bricolage pour réparer le tout.

 


coast-4 Qu'importe le prix de l'essence, il faut faire le plein à chaque station car elles se font rares (parfois jusqu'à 300km de distance). Heureusement nous avons toujours nos 20 litres dans un jerrycan coincé derrière le conducteur. Nous passons nos nuits dans des endroits reculés et calmes : au bord des plages, derrière un arbre, sur une aire de repos. On se sent à l'aise loin de la civilisation. Dans le "village" de Carnarvon nous changeons l'huile du moteur. "The rear uni-joint is loose" nous baragouine le mécanicien. Va falloir changer des pièces sitôt arrivés dans une ville digne de ce nom.

Nous montons toujours plus au Nord et décidons de passer quelque temps à Ningaloo Reef, le seul endroit sur toute la côte ouest où est présente une barrière de corail. Nous nous armons de palmes, tubas et masques qui nous vont à ravir et allons explorer ce monde sous-marin. Nos appareils photos n'étant pas étanches, nous n'avons pas pu prendre en photos les poissons colorés de toutes les tailles, les énormes étoiles de mer rouges et bleues, les élégantes raies cachées sous le sable, les coraux que nous avons maladroitement heurté avec nos palmes...

 


coast-5b Plus à l'Est dans l'intérieur des terres, nous explorons le parc national de Karijini. Immenses gorges rouges et strillées, piscines naturelles, cascades. Difficile de décrire cette beauté mais nous nous y sentons bien. Nous remontons ensuite vers la côte et atterissons dans la ville industrielle de Port Hedland où tout tourne autour de l'extraction du fer. Après la merveille de nature, nous voilà confrontés aux deux visages de l'Australie (premier pollueur mondial). Port Hedland est l'eldorado des travailleurs du monde entier tant la paie est bonne (on nous propose même de travailler, à 2500 € la semaine pour un soudeur ça fait réflechir). Pas le temps de s'arrêter, nous nous précipitons chez Werner, l'allemand mécano du coin grincheux et au short "raz-la-touffe", pour qu'il nous change enfin ces uni-joints. Une après-midi plus tard, le van est enfin prêt. Tout contents, nous faisons les courses puis prennons la route pour Broome à 630 km de là. Malheureusement, l'excitation est bien courte car après 20 km de route, une odeur inquiétante suivie d'une fumée noire envahissent l'habitacle. Simon a le reflexe d'arrêter le moteur sur le champ. Bord de la route, sensation de déjà-vu. Un minimum de réseau nous permet d'appeler le dépanneur. 30 minutes plus tard et nous revoilà devant le garage fermé de Werner à passer la nuit dans cette ruelle glauque.

 

 

Le verdict tombe le lendemain : une pierre a du plier une des élices du ventilateur qui a donc raclé le radiateur et fait un gros trou. Il faut changer le radiateur si on veut repartir un jour. Werner n'est pas très rassurant : vu l'ancienneté du van et l'isolement de la ville, ça peut être très cher et prendre des semaines voire être impossible. Le mécano allemand nous dit en passant qu'il va jeter un oeil aux dégats plus tard dans la journée. Déprime dans la ville, entourés de ces travailleurs à l'uniforme orange. Nous errons aux côtés des aborigènes qui semblent aussi perdus que nous (mais eux depuis un peu plus longtemps quand même) en regardant d'immenses cargos étrangers se charger de minerais. A 4h, coup de fil de Werner. "J'ai bricolé quelque chose, allez conduire, voir si ça tient". 40 km plus tard, ça a toujours l'air de tenir (mais pour combien de temps ?). Nous retournons, payons Werner qui nous offre la cour de son hangar comme abri pour la nuit et établissons une "procédure d'urgence" à suivre au cas où le van ne tiendrait pas les 630km qui séparent Port Hedland de Broome. Si le van pête, on met nos sacs sur le dos et faisons du stop en abandonnant le maudit véhicule. Si on réussit, Augustin paie sa tournée (bon prince!).

 

map coast

 

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 10:37

rebondissements-5 Une fois les sanglots longs des violons de l'automne terminés, Anne-Charlotte et Simon prennent au petit matin l'avion pour Perth, capitale de l'Ouest Australien, ville la plus ensoleillée d'Australie, mais aussi la plus isolée du monde. Là, nous sommes accueilli dans la belle maison de Rupert, l'ancien voisin irlandais qu'avait Anne-Charlotte lorsque sa famille habitait le pays de la Guiness. Rupert vit avec sa compagne Amy dans la ville portuaire très branchée de Fremantle (prononcez "frimanttle"). Nouvel objectif : trouver l'équivalent de Laurette australien, c'est à dire un bon van capable de parcourir les milliers de kilomètres envisagés. Ceci s'avère être une entreprise plus que compliquée étant donnés la piètre qualité et le prix relativement élevé des tas de ferrailles disponibles sur le marché parfois vieux de plus de trente ans. Après presque une semaine de recherche, nous achetons finalement un van à trois français ayant terminé leur road trip à Perth.



rebondissements-4 Pendant ce temps sur la côte Est, Augustin et Fannie (l'autostoppeuse québécoise) quittent Sydney pour se diriger vers le parc national des Blue Mountains. Ils découvrent là de spectaculaires paysages faits de grands plateaux rocheux et de forêts à perte de vue. Ils apprennent également que la légère brume bleutée qui donne son nom aux montagnes provient de l'évaporation des eucalyptus. Pour y rester plus longtemps, ils trouvent une éventuelle place de wwoof dans un backpacker. Malheureusement, le stéréotype des backpackers bruyants, puants, buvants, inamicaux et glauques se révèle être réalité. Deux minutes leur suffisent pour remettre leur sac sur le dos et fuir l'endroit au plus vite. Le wwoof est censé être un échange donnant-donnant basé sur la confiance et portant sur un mode de vie proche de la nature, et pas un moyen de trouver des travailleurs pas chers. Quelques jours plus tard, Fannie découvre qu'un soucis financier l'empêche de continuer le voyage et l'oblige à rentrer au canada.

 

 

 

 

Du côté Ouest, Simon et Anne-Charlotte décident de tester leur nouveau van sorti des usines en 1980 en effectuant un test drive au Sud de Perth. Tout semble fonctionner tandis que de magnifiques paysages s'offrent à leurs yeux. De beaux surfeurs musclés, d'énormes vagues, des falaises déchirées par l'océan, de mignong kangourous... Soudain, Bang, et puis, plus rien. Capot ouvert. Emorragie d'huile. Désespoir. Deux australiens les aide à pousser la dépouille jusqu'au seul téléphone public. Un remorquage plus tard et les chiffres tombent : 2000 dollars AUD de réparation. Ca fait mal.

 

 


rebondissements-4b Augustin est désormais seul face au monde hostile. Angoisses diurnes et terreurs nocturnes le pousse à appeler Simon : "-L'union fait la force, t'as qu'à nous rejoindre !" "-J'arrive". Mais avant ça autant passer par Adelaïde rendre une petite visite à son ancienne voisine Marjorie qui, ayant rencontré le bel australien James dix ans plus tôt, a décidé de faire sa vie dans le South Australia. Augustin redécouvre et partage les joies de la vie en famille avec Valentin 13 ans, Evan 4 ans et Dylan, 1 an et demi. Entre biberons et nintendo DS, Marjorie embarque Augustin dans un tour détaillé de la région: virée au zoo, magasins de jouets... Ca rapelle de bons souvenirs d'enfance.

 

Simon et Anne-Charlotte retournent à Fremantle chez Rupert pour attendre à la fois la fin des réparations et l'arrivée d'Augustin. Ils en profitent pour aller visiter la prison de Fremantle qui, ouvert en 1860, avait pour fonction d'accueillir de nombreux prisonniers d'europe. Augustin a décidé de prendre le train pour rejoindre Perth depuis Adelaïde. Plus de 2600 km à travers un désert sans fin, 2 jours complets à contempler cette désolation où seuls quelques troupeaux de chameaux sauvages apportent parfois un peu de relief.

La gare de Perth, enfin, et le trio est à nouveau réuni, prêts à de nouvelles aventures.

 

map train

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rebondissements-3

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